“Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui d’entreprise commerciale qui n’utilise pas un produit Apache, même peut-être sans le savoir”.

En effet, comme le précisait un membre de l’Apache Software Foundation, Emmanuel Lécharny¹, il est possible de constater que de nombreuses sociétés, notamment eBay, Linkedin ou encore Mojang (l’éditeur du jeu vidéo Minecraft), utilisent des solutions mises à disposition par l’Apache Software Foundation.

 

Cette popularité, aussi discrète soit-elle, provient principalement de deux facteurs.

 

D’une part, la diversité.

L’Apache Software Foundation mène plus de 350 projets, notamment Camel qui permet la mise en oeuvre d’échanges de messages entre applications, Cassandra qui permet de gérer des bases de données, ou Beam qui permet la création de pipelines de traitement de données. Ces multiples projets ont été développés par plus de 620 membres et 5 500 contributeurs².

 

Apache Camel, Apache Cassandra, Apache Beam

 

La communauté est effectivement le cœur de l’Apache Software Foundation. C’est ce que soulignait Rich Bowen, un des 9 membres du comité de l’Apache Software Foundation, estimant que la communauté est plus importante que les codes, et que des “logiciels géniaux émergent grâce à des communautés géniales”³. Ainsi, au sein de l’Apache Software Foundation, la prise de décision est collaborative et fonctionne sur le principe du consensus.
Ce nombre considérable d’individus œuvrant pour l’association, et ce mode de direction permettent cette diversité de projets aboutis.

 

D’autre part, l’accessibilité.

L’Apache Software Foundation propose ses projets en Open Source, ce qui signifie qu’ils peuvent être copiés, diffusés, modifiés voire distribués par n’importe qui, grâce à la licence proposée par l’association américaine, la licence Apache 2.0.
En effet, d’un point de vue juridique, cette licence permissive reste très avantageuse, bien qu’imposant la mention du droit d’auteur et des éventuelles modifications du projet initial.
Comme le précisait Mélanie Clément-Fontaine, Maître de conférences et codirectrice du Master 2 PIDAN à l’Université de Versailles-Saint-Quentin – Paris Saclay, les licences Open Source ont un fonctionnement opposé aux licences “propriétaires” qui interdisent les modifications “hormis éventuellement des corrections mineures”, et qui limitent les copies aux seules copies de sauvegarde, conformément aux dispositions de l’article L. 122-6-1 du Code de la propriété intellectuelle.
En parcourant la licence Apache 2.0 (qui est un contrat vous liant avec l’éditeur), et principalement son article 2, elle semble particulièrement attractive, puisqu’elle accorde à son bénéficiaire “une licence perpétuelle, mondiale, non-exclusive, irrévocable, sans charge et sans redevance”, afin notamment, de créer, sous-licencier ou distribuer le travail ou tout dérivé de ce travail⁵.

Le choix de proposer ses travaux en Open Source découle des valeurs fondatrices de l’Apache Software Foundation.
Fondée en 1999, l’association américaine, tirant son nom de la célèbre tribu amérindienne Apache mais également d’un jeu de mots (“A Patchy Web Server”), regroupait des personnes partageant des intérêts communs, ayant la volonté de proposer des logiciels au bénéfice de tous, servant de références en matière de technologies⁶.
En effet, l’Apache Software Foundation a choisi l’Open Source afin d’éviter des situations de monopole dans lesquelles un code source serait la propriété d’une entité en particulier⁷.
Pour citer à nouveau Mélanie Clément-Fontaine, “les éditeurs de logiciels conservent généralement jalousement le code source […] afin de se réserver l’exclusivité des développements futurs”⁸, mais l’Apache Software Foundation a décidé de ne pas faire partie de cette catégorie d’éditeurs grâce à l’Open Source.

Cette accessibilité des produits de l’Apache Software Foundation se traduit également par leur gratuité, caractérisant la grande majorité des licences Open Source.
Ainsi, vous pouvez utiliser ces codes sources gracieusement, peu importe votre personnalité juridique, et même développer votre propre code à partir des travaux de l’Apache Software Foundation, sans avoir à reverser d’éventuels droits d’auteur à l’éditeur.
Du fait de cette gratuité, l’association américaine ne rémunère jamais les développeurs qui sont des bénévoles, et les éventuelles dépenses pécuniaires (infrastructures, publicité, gestion de la marque, etc.) sont financées grâce à des donations et des sponsors, notamment de Google, IBM ou encore Talend⁹.
Bien que ces codes soient librement accessibles, il semble nécessaire de circonscrire cette diversité de projets, notamment en bénéficiant d’une expertise qui vous aiguillera sur les outils les plus pertinents pour votre activité.
De même, il apparaît important de personnaliser cette accessibilité, en vous basant sur les travaux de l’Apache Software Foundation, si vous souhaitez (faire) élaborer votre propre logiciel, dont vous pourrez conserver “jalousement” le code source ou le partager, notamment en Open Source.

 

Ainsi, IDFOR Solutions vous accompagne grâce à son expertise centrée sur l’intégration et l’échange de données, et sa maîtrise des outils Apache Camel, Apache ServiceMix, Apache ActiveMQ, Apache CFX et Apache Karaf.

 

N.B. : Les traductions sont libres

 

¹Association Intelli’N, “Qu’est-ce que l’Apache Software Foundation ? par Emmanuel Lecharny”, 2 nov. 2009, https://www.youtube.com/watch?v=Ftq4D1fCxlE&t=27s.

²Apache Software Foundation, “What is the ASF?”, http://www.apache.org/foundation/.

³Mesosphere, “The Apache Software Foundation: History, Mission & Vision (Rich Bowen, Apache Software Foundation)”, 29 nov. 2017, https://www.youtube.com/watch?v=TQwrH0PlpZg&t=577.

⁴M. Clément-Fontaine, “ L’entreprise et l’open source : stratégie de la valorisation”, RLDI, n° 102, 1er Mars 2014.

⁵Apache Software Foundation, “Apache License Version 2.0”, Janv. 2004,
http://www.apache.org/licenses/LICENSE-2.0.

⁶Apache Software Foundation, “A bit of history”,
http://www.apache.org/foundation/how-it-works.html.

⁷Mesosphere, “The Apache Software Foundation: History, Mission & Vision (Rich Bowen, Apache Software Foundation)”, 29 nov. 2017, https://www.youtube.com/watch?v=TQwrH0PlpZg&t=577s.

⁸M. Clément-Fontaine, “ L’entreprise et l’open source : stratégie de la valorisation”, RLDI, n° 102, 1er Mars 2014.

⁹Apache Software Foundation, “Thanks”, http://www.apache.org/foundation/thanks.html.

Crédit photo d’illustration de l’article : psychoballerina photography, sur Unsplash.

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